En vingt minutes, on passe des terrils aux places flamandes d'Arras. En une heure et demie, on atteint les falaises de la Manche. Petit tour de ce qui mérite le détour.
Arras a été bombardée pendant toute la Grande Guerre, et son centre a été reconstruit à l'identique. Le résultat est saisissant : la Grand'Place et la place des Héros alignent 155 façades de style baroque flamand, portées par 345 colonnes de grès. Le samedi matin, le grand marché s'étale sur les places.
Au-dessus, le beffroi s'élève à 75 mètres. Commencé au XVe siècle et achevé en 1554, il a été détruit en octobre 1914 puis rebâti entre 1927 et 1931. Il est inscrit au patrimoine mondial depuis 2005, avec les autres beffrois de Belgique et de France. On y monte en ascenseur, puis par quelques marches, pour une vue sur toute la ville.
Sous les pavés s'étendent les boves, d'anciennes carrières de craie creusées dès le Moyen Âge. Elles se visitent au départ de l'office de tourisme, dans l'hôtel de ville. Leur prolongement, la carrière Wellington, raconte la bataille d'Arras de 1917.
Construite entre 1668 et 1672, en étoile à cinq branches, on la surnomme « la Belle Inutile » : elle n'a jamais été assiégée. Démilitarisée, elle se parcourt librement. C'est aussi là que se tient le Main Square Festival en juillet, et que se trouve le mur des fusillés.
Remontez la rue Maximilien-de-Robespierre, l'ancienne rue des Rapporteurs, jusqu'au n° 9 : Robespierre y a vécu de 1787 à 1789. Faites un détour par l'abbaye Saint-Vaast et la cathédrale. Terminez par le jardin du Gouverneur et le jardin Minelle et son plan d'eau alimenté par des sources.
Installé dans l'immense abbaye Saint-Vaast, il est fermé pour une rénovation complète. Sa réouverture est annoncée pour 2030. Le chantier se visite parfois lors des Journées du patrimoine.








Commencé en 1380, le beffroi de Douai est l'un des plus beaux du Nord : une tour gothique d'une soixantaine de mètres hérissée de tourelles, qui abrite un carillon de 62 cloches. En 2024, il a fini deuxième au « Monument préféré des Français », après avoir battu… le stade Bollaert. Visites guidées tous les jours.
À voir aussi : le musée de la Chartreuse, avec des peintures de Véronèse, Rubens et Courbet, installé dans un ancien couvent.
Mi-juillet, à partir du dimanche qui suit le 5 juillet, les fêtes de Gayant font défiler le géant de la ville (plus de 8 mètres de haut) et sa famille. Elles sont inscrites au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO, avec les autres géants processionnels de Belgique et de France.
Le centre de Béthune a été détruit à 90 % en 1918. Seuls son beffroi du XIVe siècle, haut de 47 mètres et lui aussi inscrit à l'UNESCO, et quelques maisons ont résisté. Autour, la Grand'Place a été reconstruite dans les années 1920 avec une étonnante variété de façades régionalistes et Art déco. Chacun des architectes de la reconstruction y a laissé sa marque.
Dans l'ancienne succursale de la Banque de France, Labanque présente de l'art contemporain en jouant avec les salles des coffres. L'entrée est gratuite pour les moins de 26 ans et le premier dimanche du mois.
Le bassin minier est plus vert qu'on ne l'imagine : les terrils, les anciens cavaliers et les étangs d'affaissement forment aujourd'hui une « chaîne des parcs » de plus de 4 000 hectares.
Eden 62 gère plus de 6 000 hectares d'espaces naturels sensibles dans le département, dont le terril de Pinchonvalles. Ses sorties nature guidées sont gratuites.
Un parc animalier de 15 hectares, avec plus de 350 animaux d'environ 80 espèces, des aires de jeux et des chemins de promenade. Idéal avec des enfants.
Un parc départemental dans les bois, avec accrobranche, piscine, golf et camping. On peut y arriver à vélo depuis Liévin par l'Eurovélo 5.
L'Eurovélo 5 (Via Romea Francigena), la V32 Lille-Paris et la véloroute du Bassin minier (V31) se croisent autour de Lens. L'agglomération propose aussi des circuits « autour du Louvre-Lens ».
Une salle géante qui accueille chaque février un meeting international d'athlétisme en salle, et toute l'année de grands concerts.
Du ski sur un terril et du téléski nautique sur le plan d'eau voisin. Voir Mine & terrils.
Pas d'annuaire de restaurants ici, ils changent trop vite. Voici plutôt ce qu'il faut goûter.
Le Pas-de-Calais, ce n'est pas que le bassin minier. À une heure et demie de Lens par l'A26, la côte d'Opale offre l'un des plus beaux littoraux de France, que l'on oublie trop souvent.
Entre Calais et Boulogne, le Grand Site de France des Deux-Caps, labellisé en 2011, protège 23 kilomètres de côte :
Plus au sud, Berck accueille au printemps les Rencontres internationales de cerfs-volants, et Le Touquet sa célèbre course de motos et de quads sur la plage, l'Enduropale, en février.






Photos de Wissant : mai 2025.